Publié dans Arts & lettres, Internet, Photos

R.V Reflets #36

J’espère ne pas avoir abusé…

 

 

Les autres reflets se trouvent sur le blog Instants de vie 54

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C’est la première fois que je reblogue un article.

Un billet qui concerne Notre-Dame de Paris.

Je l’ai trouvé chez ma camarade Ecri’turbulente.

Un billet qui fait réfléchir suite à cet afflux soudain de millions d’euros alors que…

Un curé de campagne de passage à Paris.

Bouleversé, il appelle à ce que Notre-Dame-de-Paris soit laissée en l’état, c’est-à-dire arrachée aux mains des prédateurs par les flammes de l’incendie et enfin rendue au peuple et à son libre usage.

Frères et sœurs,

Hier, Notre-Dame de Paris a brûlé. En son temps, le Christ nous a donné l’exemple en chassant les marchands du temple. Tous les vrais chrétiens doivent, aujourd’hui, chasser les marchands de temples du temple de leur cœur. Sans quoi ils succomberont aux manoeuvres obscènes des spéculateurs en tout genre, politiciens, fraudeurs du fisc, grenouilles de bénitier, incultes en quête de racines, ou groupes pollueurs, hâtifs de tirer la couverture à eux. Qu’on rappelle aux mains qui ne deviennent généreuses qu’à la mesure de la gloire qu’elles en tirent, ces mots de vérité : « Vous ne pouvez pas servir Dieu et l’argent » (Mt 6:24).

Quel contraste entre ce sombre manège, et le spectacle solennel que les rues de Paris offraient hier soir : l’antique passion du feu nous réunissait, et le silence du recueillement planait sur la ville, un silence de feu qui me rappelait celui des extases pascaliennes, un silence que nul faste, nulle cagnotte, nul don défiscalisé n’achètera jamais. Nous avons vécu la grandeur d’un moment de temps pur et chacun, pour peu qu’il participât à cette grande communion, jusqu’au plus indécent preneur de selfie, ne pouvait tout à fait en sortir indemne.

Cependant, frères et sœurs, je vous le dis : il est moins urgent de reconstruire la cathédrale de pierre que de sauver la cathédrale du cœur. Je m’étonne de constater que ceux qui chassent leurs prochains comme des vauriens en leur répétant à l’envi qu’ils n’ont pas un centime à leur consacrer, laissent ainsi ruisseler des flots d’or quand il en va de l’image d’une capitale que peuple l’égoïsme, la cupidité, les logements vides, la chasse aux pauvres et à l’étranger, les divertissements frivoles. Je m’étonne aussi de cet activisme effréné qui les a saisis, passée la nouvelle, là où le Roi David aurait couvert des semaines durant sa face de cendres, là où l’Empereur de Chine se serait astreint à trois jours de bains d’eau lustrale. Ceux qui nous gouvernent ne se sont-ils pas demandé quelle main les avait frappés ? Sont-ils à ce point orgueilleux que même la catastrophe la plus inattendue ne puisse prendre à leurs yeux la figure d’un présage ?

La vérité, frères et sœurs, est que le Royaume des cieux est plus proche, aujourd’hui, des habitants délogés de Notre-Dame-des-Landes que des touristes encombrant le parvis de Notre-Dame-de Paris par la grâce d’Airbnb. Victor Hugo disait de la cathédrale qu’elle était un art magnifique produit par des vandales : les merveilles du monde ont toutes d’abord été cabanes. Le Christ n’est-il pas né dans une étable ?

Notre monde souffre d’un mal et d’un orgueil inextirpable, celui du refus de rien laisser mourir, de rien laisser changer. L’histoire a pour nous le rythme de la rénovation. Mais les replâtrages successifs n’ont pour seul sens que de figer le véritable mouvement, d’empêcher tout renouvellement et toute conversion. Victor Hugo ajoutait que l’art oublié des cathédrales, l’académisme l’avait tué. Or, le péril qui nous guette aujourd’hui n’est plus celui des pédants férus de latin ou de grec. Il est plus grave et plus pressant. Il a à son service une armée de preneurs de sons et de cameramen, déchaîne des tempêtes de flashs et les sirènes des convois spéciaux, réunit les puissants, les riches et les maîtres du spectacle dans une lugubre conspiration. Je veux parler de la pulsion tétanique à conserver qui saisit les âmes, sidérées par l’évidence éblouissante de la catastrophe. En somme, il ne faut surtout pas que quoi que ce soit puisse se produire, le triomphe du sinistre Viollet-le-Duc, maître de l’architecture en toc, se doit d’être éternel !

Frères et sœurs, ce qu’incarne vraiment pour nous la cathédrale de Paris, qui hier enfin nous a été rendue, c’est la possibilité de penser et d’habiter ce monde, une possibilité dont ceux qui nous gouvernent sont du tout au tout dépourvus. Hier, la cathédrale a pour nous cessé d’être cette vague masse architecturale qui se découpe parfois au coin des rues, cette énième vieillerie muséifiée inscrite au « patrimoine de l’humanité », qu’on ne visite qu’à travers son téléphone. Si les coeurs de tous les Parisiens se sont étranglés au spectacle de l’incendie, ce n’est pas de contempler impuissants la disparition d’un fleuron du tourisme français, mais de n’avoir jamais habité ni vécu avec la cathédrale qu’ils frôlaient tous les jours. Chaque coeur murmurait : « Eh quoi ! voilà qu’on nous enlève cette bâtisse majestueuse, cette maison abandonnée de Dieu, ce legs des âges livré à la plus basse exploitation par des pillards endimanchés, avant même qu’elle ait pu nous appartenir, avant même que nous n’y ayions prêté la moindre attention, alors même que nous n’avions pas pu en faire usage ! ». Ce dont on nous avait privé, en proie aux flammes, redevenait commun, l’objet d’une commune déploration et d’une commune colère.

Tandis que j’arpentais les ruelles du quartier de la Huchette, les vastes trottoirs du pont de la Tournelle, je sinuais entre la foule arrêtée par l’éclat du brasier. J’entendis une voix s’exclamer : « c’est beau ». Et une autre : « j’aimerais qu’ils ne reconstruisent jamais. » Je ne suis pas loin de leur donner raison. Le cœur a quelquefois besoin de retrouver l’âpreté d’un désert. Cet édifice ne serait-il pas plus vivant de voir le bois incendié de son transept servir d’engrais à la poussée des chèvrefeuilles, l’Île Saint-Louis de vivre un peu moins au rythme des touristes, les êtres de se rassembler vraiment sur son parvis pour y parler de leur condition, tandis que les cœurs secs des fantassins de la mission sentinelle s’en éloigneraient un peu et que ces lieux, alors, retrouveraient peut-être quelque chose de sacré ? Notre-Dame, enfin arrachée à ses profanateurs par le brasier, pourrait alors revenir au peuple, qui en ferait usage pour abriter les pauvres et les exilés, prendre soin des malades et des malheureux, servir les saines révoltes et les dignes fureurs, en somme, rétablir un semblant de justice divine en ce monde.

Les ruines de la cathédrale, rendues à l’usage populaire, nous rappelleraient que les choses passent, expliqueraient aux puissants, si imposant ou ridicule que soit leur règne, que celui-ci touche à sa fin, et que leur monde finira dans un embrasement sans cri ni gémissement, un évanouissement qui réjouira les cœurs à la façon d’un feu de joie.

Si la cathédrale nous émeut, mes frères et sœurs, c’est aussi qu’elle nous rappelle que la pensée, la vie, et le travail n’ont pas toujours été choses distinctes, qu’il fut un temps où les ruines qu’on produisait n’étaient pas parkings souterrains, canettes en aluminium millénaires et boyaux de métropolitains. Comme le dit Victor Hugo, l’intelligence humaine a peut-être un jour quitté l’architecture pour l’imprimerie, ceci a tué cela. Mais, pour ceux qui pensaient déjà hier à tirer parti du désastre alors que le feu n’avait pas encore accompli son œuvre, le livre est depuis longtemps un espace de vacuité, toute intelligence a cessé d’exister, tandis qu’une vaine Ambition sert de Bible. La cathédrale n’appelle pas un sauvetage patrimonial digne d’un Sisyphe, voué à finir lacéré par la tartufferie de ses mécènes, mais témoigne de l’urgence de réapprendre à penser et vivre par nos propres moyens, pour quitter la prison d’informations et d’images qui nous sépare, et retrouver le pouvoir expressif d’une production collective, manuelle et durable.

Un curé de campagne en visite à Paris

Merci Monsieur, j’ai profond respect pour vous et les valeurs que vous défendez.

via Sauvons la cathédrale du coeur — Écri’turbulente

Sauvons la cathédrale du coeur — Écri’turbulente

Publié dans Photos

La photo du mois #102

En avril ne te découvre pas d’un fil

choisi par Lilousoleil https://lilousol.wordpress.com, Mais si vous découvriez le vôtre ! fil rouge, fil de la vie, fil de l’eau…

Le Canal de la Bruche, quelque part entre Soultz-les-Bains et Strasbourg

Ce thème m’a donné du fil à retordre… J’étais perdu dans le fil de mes idées, et puis de fil en aiguille, comme ce rendez-vous de la Photo du Mois est un chouette fil à la patte, j’y suis allée au fil de l’eau… 😉

Malheureusement, ce jour-là, point de canards, foulques, poules d’eau et autres volatiles qui peuplent les environs…

On file chez les copains :

Morgane Byloos Photography, Xoliv’, Amartia, Mamysoren, Angélique, Laulinea, Lavandine, Sous mon arbre, DelphineF, Josiane, Akaieric, FerdyPainD’épice, Krn, Céline in Paris, J’habite à Waterford, Gine, magda627, Julia, Pink Turtle, Tambour Major, Nanouk, Gilsoub, Alexinparis, Danièle.B, Pat, Renepaulhenry, Who cares?, Josette, Nanie, Cara, Frédéric, Lilousoleil, Brindille, Laurent Nicolas, Mirovinben, Philisine Cave, Jakline, La Tribu de Chacha, Pilisi, Christophe, Cocazzz, Aude, Cynthia, Escribouillages, Betty, écri’turbulente, El Padawan, Lau* des montagnes.

Publié dans Curiosités & Insolites

Projet 52-2019 #15 – Architecture

Cette année, je me suis inscrite au rendez-vous hebdomadaire initié par Ma’ 🙂 J’avais hésité pour 2018, mais cette fois, j’en suis !

Cliquez sur la liste des thèmes ci-dessous pour voir les règles du jeu :

Pour cette quinzième semaine, le thème de Ma’ est Architecture.

Ma photo a peut-être l’air d’être insignifiante (surtout avec cette magnifique poubelle au premier plan…), mais ce que je vous montre là est typiquement alsacien !

Au premier abord, vous devez vous demander : « mais qu’est-ce qu’elle peut bien nous montrer ?? » Un bout de portail ? Des descentes d’eaux pluviales ? Un fil qui pendouille ? Une poubelle de rue vintage ?

Que non ! Ce que vous voyez là, devant vos yeux ébaubis, c’est un SCHLUPF ! Oui, un schlupf 🙂 Qu’est-ce donc ?

Voilà ce que nous dit le site de la DREAL (Direction régionale De l’environnement, De l’aménagement et Du logement) : « L’urbanisme vernaculaire des villes et villages alsaciens est marqué par la présence fréquente de Schlupfs, espaces étroits ménagés entre les constructions. Ces espaces permettent la circulation de l’air, l’évacuation de l’eau et freinent la propagation du feu en cas d’incendie. »

Cet élément d’architecture existe depuis le XVIIème siècle, mais ne se pratique plus pour les constructions nouvelles depuis la moitié du XXème siècle.

Et chez vous, c’est comment l’Architecture ?

Publié dans Blogosth Life

Projet 52-2019 #14 – Légume

Cette année, je me suis inscrite au rendez-vous hebdomadaire initié par Ma’ 🙂 J’avais hésité pour 2018, mais cette fois, j’en suis !

Cliquez sur la liste des thèmes ci-dessous pour voir les règles du jeu :

Pour cette quatorzième semaine, le thème de Ma’ est Légume.

Un petit nettoyage s’impose… Et des bestioles ont l’air de s’être régalées…

Il a fait tellement beau et bon le week-end dernier que j’ai pris le temps de m’occuper un peu du jardin samedi après-midi. Après un nettoyage sommaire du carré d’aromatiques, je suis vite allée acheter quelques plants de fraisiers, du terreau, des pots et du basilic. Cette année, j’ai préféré mettre les fraisiers en pot (c’est plus facile à nettoyer), le basilic a pris place dans la cuisine car à chaque fois que j’en mets dehors, il n’y a plus rien le lendemain matin. Je ne sais pas quelle(s) bestiole(s) en raffole(nt), mais ça a l’air d’être un mets de choix pour certaines…

Je n’ai pas encore acheté plant de courgettes, tomates et autres, j’attends qu’il refasse meilleur. Mais j’ai déjà bêché le carré de potager qui va les accueillir 🙂

L’année dernière, j’avais planté ce que vous voyez ci-dessus, et qui recommence à pousser avec les beaux jours. Mais qu’est-ce donc ?? Eh bien, je fais pousser de l’oseille ! Oui, car c’est bien un légume. Et non, je n’ai pas vu de billets sortir de terre… 😦

Et chez vous, c’est comment le légume ?

Publié dans Blogosth Life

Projet 52-2019 #13 – Matin

Cette année, je me suis inscrite au rendez-vous hebdomadaire initié par Ma’ 🙂 J’avais hésité pour 2018, mais cette fois, j’en suis !

Cliquez sur la liste des thèmes ci-dessous pour voir les règles du jeu :

Pour cette treizième semaine, le thème de Ma’ est Matin.

Ben quoi ? Ce n’est pas le premier endroit où vous allez le matin, une fois que vous avez quitté la douce chaleur de la couette ? Comme ils sont accueillants, ces deux p’tits personnages, ils nous invitent à poser notre postérieur et à faire… ce que l’on a à y faire (le garçon n’a pas un problème à son pied droit, c’est juste le reflet de la petite fenêtre qui est juste au-dessus).

J’en profite pour vous poser une question cruciale : vous êtes adeptes du couvercle baissé ou du couvercle levé ? Si vous tirez la chasse avec le couvercle levé, savez-vous que vous « vaporisez » (en Alsace et en Moselle, on dit « spritzez ») partout autour de vos toilettes, et les mauvaises bactéries se répandent. Bref, chez nous, c’est couvercle (ou abattant, appelez ça comme vous voulez) baissé obligatoire, depuis toujours !! Question d’hygiène et aussi d’esthétique, car arrivé dans des toilettes en voyant tout de suite le trou des WC, c’est pas chouette 😦

Bon appétit M’sieur dame 🙂

Et chez vous, c’est comment le matin ?